lundi 6 juin 2022

Régate ...reflexions

 Je découvre le monde de la voile...normale pas le Vendée Globe hein!!!

Départ de régates ordinaires...les préparatifs sont méticuleux, les voiles installées, les drisses et écoutes bien lovées ( ça jargonne ça fait toujours sérieux! ) et c'est pas pareil quand même! 

S'approprier les mots c'est le début de l'immersion dans cet univers. 

Les tenues de pont sont arborés fierement et celui qui il y a 2 minutes était un petit presque vieux attablé devant sa caravane pépère se transforme en quasi Tabarly boucané...Comme partout et même chez les guides on y trouve celui qui est soucieux de sa tenue et celui qui l'air détaché soigne son aspect déguenillé. 

Les grandes voiles claquent au vent et le départ est enfin donné...les navires plus ou moins fringant s'élancent lentement et ne disparaissent pas à l'horizon. I tourne et retourne à quelques centaines de mètres du départ! l'aventure escomptée à la vue des tout ces préparatifs laisse place à une lutte  acharnées pour quelques centimètres... Au début un peu déçu de constaté que la voile, où souffle l'imaginaire du grand large est elle aussi saucissonnée par les affres de la compétitions et son lot de chrono et de réclamations! 

La montagne a accouchée de l'escalade indoor, la voile de la petite régate autour de 4 bouées sur un plan d'eau...

Enfin, à bien y regarder. Il y a aussi cette petite lueur qui brille dans les yeux de ces, finalement, attachants personnages. Un peu la même que celle présente chez ceux qui fréquentent les hauts lieux...les inutiles cimes enneigées ou pas. Cet inestimable inutile, couplé à la grandeur réelle ou symbolique des grands espaces: c'est ce qui donne toute sa valeur à ces tranches de vie. 



 

La lueur, la flamme qui s'allume dès lors que l'on a le luxe suprême, celui d'une certaine liberté, et les voiliers sont de superbes instruments de liberté, des symboles d'horizons lointains. Tirant des bords entre 4 bouées, c'est toujours le vent qui remplie les voiles; quoi de plus libre que le vent? 


 

mardi 3 mai 2022

Le profit empêche de profiter, vive l'esprit du Profit ( Christophe)

 Optimiser

on est dans le temps de l'optimisation!

Alors pour optimiser ma rentabilité, productivité je vais calculer, calculer ; le coût, le temps passé etc...

Ceci afin de rendre le plus efficient le rapport entre ce que cela me côute et me rapporte: le bénéfice, le profit quoi.

Que de temps passé à s'embêter avec des chiffres juste pour à la marge souvent gratté un petit peu plus...qui ne peut être significatif que dans une logique de production de masse...qui dans le domaine du loisir amène à produire des "activités accessibles à tous", sans saveurs, calibrées, standardisées: des (big) Mactivité n'est ce pas§ Produites pas des personnels sous qualifiés, sous payés pour des jobs répétitifs et abrutissants.

Tout foulecamp

Aujourd'hui je vais prendre mon sac à dos comme hier, je ne vais pas compter les pas, ni faire de coefficient en fonction du risque de sérac ou de pierre, de la météo ou du nombre de personnes chiantes. La journée à un prix fixe, c'est presque toujours le même, quelques soit la peine ou le plaisir, souvent intimement liés. Quelle tranquillité d'esprit! la paix n'a pas de prix n'est ce pas!!

Parfois on serait tenté de calculer le prix sur 2 personnes et en prendre plus, sans ajuster le prix, ce qui génère une marge: le profit qui donc est de l'argent gagné une fois que tous les coûts sont couverts ( matériel, main d'oeuvre , communication etc...) . 

On pourrait presque penser que c'est un peu du vol non ? 

Notre monde, notre société de consommation est stimulée essentiellement par cette quête du profit, justifiée moralement par soit disant une prise de risque...peru mais pas réel.

La haute finance en est son acmée: on prend des positions, on achète on vend plusieurs fois par seconde;;;ON PERD ET ON GAGNE DES CHIFFRES SUR UN ECRAN; quelle misère, quelle pauvreté de l'âme: tous cela pour avoir au poignet la dernière plus chere Rolex ou autre hochet pour adulte.

Pour ce qui est des risques, seul  un Profit peu en parler; il s'appelle Christophe et est encore un grand guide à la compagnie de Chamonix. La directe américaine en solo intégrale, le K 2 et maintes autres ascensions  sont des prises de risque qui forgent l'homme et l'âme d'un métal qui ne s'achète pas!



lundi 14 février 2022

La vie, cette farce qu'il faut BIEN mener...

 

 Qui ne veut pas voir d'ours ne va pas au Groenland, ou alors un ours farçi!

Rimbaud n'était pas un optimiste dirait on? 

A moins que le BIEN ne fut pas une résignation mais un objectif? 

On pourra toujours lui demander

Enfin si ceux qui croient à la vie éternelle on raison! et qu'il a envie de nous causer car ça fait du monde depuis Lucy, qui mange les pissenlits par la racine. 

La vie, cette farce qu'il faut mener à BIEN alors? 

Moins classe, presque une phrase de communiquant, plate.

Bientôt l'heure de se coucher...après une journée de plus à mettre les gens dans la merde et les en sortir...

Quel drôle de monde: DEVOIR , pour des gens occupant souvent de hautes responsabilités, ayant étudiés de longues années, SE METTRE VOLONTAIREMENT dans des situations périlleuses (merdiques) pour se sentir vivre et libre. 

Gravir une montagne par exemple, et par son coté le moins commode, à la saison la moins commode. Etre chargé comme un bourricot, se cailler le cul, se perdre, dépenser son fric en matériel, en guide, en voyage. 

Et en plus ETRE PRIS très au sérieux...

FARCE : Plaisanterie bouffonne, voire grossière, que l'on dit ou fait pour divertir les autres mais, plus souvent, pour s'amuser à leurs dépens.

 


mardi 28 décembre 2021

Partager voire déchirer


J'ai fais il y a peu bien des kilomètres pour aller skier au dessus de la désormais limite pluie neige de 1500/1800 m ( sniff pour l'hiver auvergnat à moyen terme) !
On met les skis, les peaux, on monte et on descends; pourquoi? 
Parce que c'est cool, on se sent vivre la haut, la nature est si vraie, si authentique...
doit on se satisfaire de la célèbre réponse de Mummery:
Pourquoi il grimpe sur les montagnes? Parce qu'elles sont là! 
C'est vrai: 
On y est libre on choisi son chemin; sans être contraint par des règles et normes de standardisation qui peinent quand même à s'imposer là haut. 
Ce qui ne veut pas dire que l'on est des irresponsables: car je crois profondément que la normalisation déresponsabilise beaucoup le valgus pecum à toutes les strates de notre société!

Mais parfois dans l'air ambiant de "bonnes résolutions" il peut être dur de trouver un sens à notre boulimie d'activités nature instagramées; sachant que je suis persuadé que c'est le retour à une certaine recherche de sobriété à tous les niveaux qui est une solution...Moins de zapping, plus de qualité, plus de temps, plus de profondeur...

Enfin, j'ai déneigé pendant quelques dizaines de minute le trottoir collectif, cela m'a satisfait au plus haut point; le sens était plus simple à trouver que pendant la longue montée en peau sous la pluie pour prendre l'air!

Le dilemme est bien posé!

jeudi 23 décembre 2021

On est jamais mieux servi que par soit même alors voici ! Passez de bonnes fêtes

 


Un livre pour découvrir, redécouvrir la montagne auvergnate avec ses acteurs passés et actuels! De belles images et une belle histoire!
Merci aux éditions de la Flandonnière. Vous pouvez commander directement auprès de moi ou sur le web aux éditions sus citées...

dimanche 7 novembre 2021

Retour de flamme et si tout allait bien

Finalement tout va bien ; 

COP 26, G 20; all under control 

Quand t'a le mouv; fluide, précis, évident il n'y a pas d'effort, de labeur.

Quand t'a le mouv, dans le mouv, dans le flux, porté par les courants: rien ne résiste

Quand t'as peur, tu hésites, tu tombes; tu pleures

Alors écris, vide ton sac

Quand t'as le courant sur un écran ou quand t'as le petit carnet à spirale un carreau d'espace entre chaque phrase .-) et quand t'as qu'un oeil?



vendredi 16 juillet 2021

Mainstream

 Mainstream, 

Standardisation des corps, des looks...qui se colorent et se percent dans finalement une certaine uniformité...

Superposition des univers proprets bien loin de la contre culture des années 80/90...

Omniprésence des connexions pour s'étirer, forcer, quantifier, quantifier et compter encore...

Et pour se détendre, méditer, yogiter...

Et du monde, du monde du monde; de la musique qui résonne...

les queues se forment

les regards se croisent sans se voir...

Tiroir caisse, sourire formaté, coolitude formatée...

On y est dans le courant de la planète marchandisée et connectée qui grimpe désormais après les courbes de croissance de CA et un marketing qui transforme ce qui fut vrai en concept, en univers, en expérience...en vrai toc quoi. 

Enfin je parle de quoi...

Ha oui hier j'ai grimpé dans une salle de bloc!